Chers abonnés, chers partenaires,

Bilan est heureux de vous faire découvrir la newsletter du Bol d'Or Mirabaud présentée par Girard-Perregaux.

Cette communication exclusive et multimédia vous fera plonger au coeur des enjeux de la compétition, qui se déroulera les 13, 14 et 15 juin, et vous informera de l'actualité du monde de la voile. Découvrez les hommes et les bateaux du Bol d'Or Mirabaud, les régates qui font rêver les navigateurs à travers le monde ainsi que des videos exclusives.

Vous recevrez la newsletter chaque trois semaines et pourrez consulter les anciennes éditions (avec les vidéos) sur le site http://boldormirabaud.bilan.ch

Bon vent!

Cordialement

Stéphane Benoit-Godet
Rédacteur en chef, Bilan
NUMÉRO 1 - DATE 20.02.08

Les hommes
Christian Wahl

Les bateaux
L’Améthyste

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
Barcolana

Vidéo

Edito

Le Bol d’Or Mirabaud se déroule mi-juin, mais il vit et se prépare tout au long de l’année. Pour la plupart des navigateurs, le Bol d’Or Mirabaud est le fil conducteur de toute une saison. Nous avons donc décidé de vous le faire partager jusqu’au prochain départ, le 13 juin 2008. Le Bol d’Or Mirabaud est une régate d’exception, à laquelle participent des hommes (et des femmes) d’exception, sur des voiliers d’exception. Pour cette raison, vous pourrez découvrir, dans chaque édition, les personnalités du Léman qui font vivre la course, les voiliers qui font ou on fait l’histoire des 67 précédentes éditions

mais aussi d’autres courses qui font rêver les navigateurs du monde entier. Dans cette première newsletter, vous ferez la connaissance de Christian Wahl, un navigateur talentueux totalisant une vingtaine de participations. Son sens de l’analyse et son tempérament discret font de lui une personnalité incontournable. Vous découvrirez aussi l’Améthyste, le voilier né de la plume de l’architecte-dentiste Jean Grobety. Ce bateau fut le premier à avoir battu les fameux Toucan qui semblaient indétrônables dans les années 1970. Pour terminer, nous vous emmènerons sur l’une des courses les plus mythiques du calendrier, la fameuse Barcolana.
 

Bol d'Or Mirabaud
Flèches
Vidéo:

Le premier Bol d’Or

en 1939 a été remporté par

le 6mJI Ylliam IV

de Fred Firmenich

en 23 heures,

8 minutes et

34 secondes.

Vingt-six bateaux avaient pris le départ de cette première édition.

Flèche

Les hommes
du Bol d’Or Mirabaud:
Christian Wahl

A 48 ans, ce père de trois enfants, directeur des sociétés B-J Office et B-J Coffee, fait partie des meilleurs régatiers du Léman. Réputé pour son calme, son sens tactique et sa finesse de barre, Christian Wahl est respecté par tous les navigateurs, bien au-delà de nos côtes.

Il commence la voile comme beaucoup, sur un petit bateau familial. Son goût pour la compétition, il l’acquiert plus tard, lorsqu’il se met à naviguer en Laser vers l’âge de 18 ans. Progressant rapidement, il se démarque par ses bons résultats et s’inscrit très vite sur le circuit international. Il passe ensuite en 470, puis en 505, traversant l’Europe pour participer aux divers championnats.

Il crée dans les années 1980 une société qui représente la célèbre marque de voile Elvström. La petite arcade
C & C Yachting des Eaux-Vives fait rapidement référence et Christian Wahl s’implique dans de nombreux projets, du Toucan au multicoque de course, en passant par le 5,5mJI.

En 1987, il s’occupe, avec Dominique Wavre, de la création de l’association du Centre d’entraînement à la régate, le CER. Il dirigera par la suite cette structure pendant sept ans. A la même période, il participe, comme skipper, à plusieurs Tours de France à la voile, au Tour d’Italie
et à trois éditions
de la fameuse Course en solitaire du Figaro.

Christian Wahl impute ses nombreuses qualités à son expérience au CER, une structure dédiée à la formation.
«Devoir former des gens implique une maîtrise sans faille de son sujet.» Réputé pour sa connaissance et son sens de l’analyse de la météo, particulièrement celle du Léman, il a développé sa méthode de travail pendant qu’il était au CER. «J’étais bon barreur, bon régleur, bon technicien, de par mon métier dans la voilerie, mais il manquait l’analyse météo. Je me suis mis à travailler avec notamment Bernard Dunand. J’étais dans le bon trend. Aujourd’hui, on n’imaginerait pas naviguer sans une méthode d’analyse pointue.»

Après son passage au CER, Christian Wahl retourne dans un milieu professionnel plus conventionnel, mais continue à naviguer au plus haut niveau avec Ernesto Bertarelli sur ses projets lacustres, les multicoques Alinghi. Depuis 1997, il fait partie des équipages qui dominent les régates du Léman, cobarreur et tacticien du bord.



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© PHOTOS
Page 1:
myimage.ch
Page 2:
Alinghi/Yves Ryncki
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Page 4:
Keystone
Flèche

Les bateaux
du Bol d’Or Mirabaud:
L’Améthyste

L’Améthyste fut le premier voilier à mettre fin à huit ans de suprématie des Toucan. L’Améthyste est né de la plume de Jean Grobety. Ce dentiste vaudois, père de six enfants, pratiquait l’architecture et la construction navale comme hobby. «Quand on a un contexte de travail d’à peine un mètre carré, on a besoin d’autre chose pour garder un bon équilibre», confie-t-il aujourd’hui du haut
de ses 85 ans.

L’Améthyste a été dessiné avec la volonté de copier un Toucan. «J’ai cherché à dessiner quelque chose qui s’en rapprochait.» Déterminé à construire son bateau en aluminium chaudronné, les contraintes de mise en œuvre lui ont imposé des formes particulières qui ont finalement donné ce voilier si particulier.

Jean Grobety réalise d’abord une maquette avec laquelle il fait des tests dans un laboratoire d’hydraulique de

l’EPFL. Le professeur du labo n’y croit pas. Les 26 maquettes qui suivront ne seront jamais aussi réussies que la première. L’architecte finit par construire son bateau selon son premier coup de crayon. L’Améthyste a participé à 49 régates entre 1974 et 1976 et en a remporté 23. Lors du Bol d’Or 76, il vire en tête la bouée du Bouveret, 30 Toucan le talonnent alors de près. Il ne résiste pas à la pression et termine finalement deuxième. En 1981, il sera le dernier monocoque à s’imposer au scratch, les multicoques ont pris le dessus depuis. Jean Grobety a poursuivi son activité. Son audace et sa méthode purement empirique lui ont permis de réaliser des unités très originales. La première place d’un 5,5mJI de son cru au championnat du monde en 1981 a permis à Jean Grobety de poursuivre son bonhomme de chemin. Le premier Améthyste a changé plusieurs fois de main. Il vogue toujours et les navigateurs du petit lac le voient souvent au large de la Nautique.


Barcolana
Fiche technique

Date: Le deuxième dimanche d’octobre, régate annuelle. La première Barcolana s’est disputée en 1969, l’édition 2008 sera la quarantième.

Lieu: Trieste (Italie, Adriatique).

Club: SVBG (Società velica di Barcola e Grignano).

Parcours: Le parcours est un quadrilatère de 16 milles nautiques (30 km), une des quatre bouées est située dans les eaux slovènes.

Types de bateaux: La course est ouverte aux monocoques de tout type. Les multicoques, les dériveurs, les Libera (bateaux avec trapèze) et les séries olympiques ne sont pas admis.

Nombre de participants: Environ 1800 voiliers.

Pour y participer: Prochaine édition en octobre 2008, inscription dès fin septembre. Droit de participation entre 50 et 100 €, selon la taille du voilier (150 € pour les supermaxis). Avis de course en information sur http://www.barcolana.it

Flèche

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
La Barcolana

S’il existe un départ de régate aussi mythique que celui du Bol d’Or Mirabaud, c’est probablement celui de la Barcolana. Le plus grand rendez-vous nautique de Méditerranée attire près de 2000 voiliers chaque année. Evénement phare de la fin de saison sur le bassin, la régate a lieu le deuxième dimanche d’octobre à Trieste, dans le nord de l’Adriatique.

Participer à la Barcolana fait donc partie des expériences qu’il faut vivre une fois dans une vie de marin. Difficile, en effet, d’imaginer une flotte quatre fois plus nombreuse que celle de «la plus grande régate en bassin fermé d’Europe» sur une même ligne de départ.

Le parcours de la Barcolana a ceci de particulier qu’il est fait d’un quadrilatère de 16 milles nautiques (30 km). La marque la plus occidentale conduit la flotte jusque dans les eaux de la Slovénie, dont la frontière est

toute proche. Avec un coup de canon tiré à 10 heures précises, devant le château de Miramare, les participants sont sûrs d’être rentrés dans l’après-midi, le temps limite de course étant de cinq heures trente. Si la baie de Trieste peut avoir la réputation d’un plan d’eau calme, il n’est pas rare à cette saison de prendre un coup de bora, le fameux vent de local qui peut souffler à plus de 20 nœuds. Le départ devient dans ces conditions un exercice stressant!

Aujourd’hui, la Barcolana est une immense fête nautique, qui mobilise tout Trieste pendant presque une semaine. Avec de nombreux autres événements véliques organisés en parallèle, ce sont près de 250 000 visiteurs qui se déplacent pour l’occasion. La piazza dell’Unita prend des allures de festival et les quais sont réquisitionnés pour l’amarrage des bateaux concurrents. La course est retransmise sur un écran géant en ville. Tous les habitants participent d’une manière ou d’une autre aux festivités.