Chers abonnés, chers partenaires,

Bilan est heureux de vous faire découvrir la newsletter du Bol d'Or Mirabaud présentée par Girard-Perregaux.

Vous recevrez la newsletter chaque trois semaines et pourrez consulter les anciennes éditions (avec les vidéos) sur le site http://boldormirabaud.bilan.ch

Bon vent!

Cordialement

Stéphane Benoit-Godet
Rédacteur en chef, Bilan
DATE 16 MAI 2008

Les hommes
Antonio Palma

Les bateaux
Le Surprise

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
Le Fastnet

Vidéo

Edito

Malgré un début de printemps bien maussade, la saison de voile reprend petit à petit ses droits sur le Léman. Les bateaux parqués sur les bers et sous les couverts reprennent le chemin de leur place d’amarrage. Les chantiers navals commencent à engranger les heures supplémentaires et les voileries s’affolent pour livrer les garde-robes dans les temps. Tout le monde veut avoir son voilier à l’eau rapidement afin d’être prêt à naviguer dès que le soleil daignera se montrer.

Les plus assidus n’ont attendu que le changement d’heure pour fixer un ou plusieurs rendez-vous hebdomadaires à leur équipage et commencer l’entraînement en vue de

la saison de compétition. D’autres, plus portés sur la croisière, profitent des week-ends d’avril pour réaliser les mille et un petits travaux indispensables à la remise en route de leur embarcation. Pour son troisième numéro, la newsletter du Bol d’Or Mirabaud vous emmène à la rencontre d’Antonio Palma, représentant du sponsor titre de la course.Vous découvrirez également le Surprise, le voilier le plus représenté de la flotte du Bol d’Or Mirabaud, sur lequel navigue justement M. Palma. Nous prendrons finalement le large à destination de la Manche et du sud de l’Irlande pour aller virer le fameux phare du Fastnet, marque de parcours de la mythique régate du même nom.
 

Bol d'Or Mirabaud
Flèches
Vidéo:

Le comité d’organisation (CO) du Bol d’Or Mirabaud, constitué de 17 personnes, se réunit à 6 reprises pour préparer la course. Le comité exécutif, constitué de 4 personnes du CO, procède quant à lui à 20 séances de travail tout au long de l’année.

Cent bénévoles sont impliqués dans l’organisation de la course. Vingt canots à moteur destinés à la sécurité sillonnent le Léman par zones pendant la régate.

Flèche

Les hommes
du Bol d’Or Mirabaud:
Antonio Palma

Associé commanditaire de Mirabaud Cie, banquiers privés,
Antonio Palma représente le sponsor titre de la plus grande
régate sur plan d’eau fermé d’Europe.

Navigateur passionné,
il a lui-même participé à une quinzaine d’éditions sur différents types de voiliers. Il compte d’ailleurs bien être à nouveau sur la ligne de départ le 14 juin prochain, à bord d’un des Surprise Mirabaud. Raison pour laquelle il s’entraîne chaque semaine avec son équipage, issu des collaborateurs de la banque, et le skipper du bateau Cyrus Golchan.

Pour Antonio Palma, l’engagement de Mirabaud
dans le Bol d’Or n’est pas vraiment le résultat d’un coup de cœur: «Nous voyons ce partenariat comme le fruit de notre volonté de réaliser quelque chose en commun avec la Société Nautique de Genève. Nous avons cherché ensemble la meilleure possibilité, et c’est naturellement vers le Bol d’Or que nous nous sommes tournés.»

Engagé depuis 2005 comme sponsor principal, Mirabaud
est devenu sponsor titre de l’événement depuis 2007. Antonio Palma précise que ce rôle lui confère une plus grande responsabilité sur l’ensemble de la manifestation: «Notre implication personnelle est beaucoup plus conséquente qu’avant. On ne confie pas le nom d’une banque et d’une famille sans suivre

l’événement de très près.
Nous nous devons d’être très présents.»

Lorsqu’on lui demande si l’engagement de Mirabaud
dans le Bol d’Or correspond à une stratégie axée sur
les sports véliques, Antonio Palma répond sans hésiter:
«La voile a beaucoup de parallèles avec la finance,
ce qui est certainement une des raisons qui nous amènent à investir dans ce sport.» Pour lui, «les similitudes des deux mondes se traduisent par un plan d’eau identique pour tout le monde, assimilable aux marchés. Les conditions peuvent par contre être différentes selon où on se trouve, toujours à l’image de la banque.

Il appartient donc à chacun d’observer l’évolution des conditions, et bien sûr la stratégie des concurrents, pour se placer au bon endroit, et tirer son épingle du jeu.» Au vu de ces ressemblances, Antonio Palma déclare encore volontiers en plaisantant: «Je me sens
à mon bureau comme sur
un bateau!»



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Textes: Vincent Gillioz
Photo page 1:
Céline Michel/EOL
Photos page 2:
Thierry Parel
Photos page 3: Jean-François Hervo/
Europsails
Photos page 4: ROLEX/Carlo Borlenghi

Inscription au
Bol d’Or Mirabaud:
Les inscriptions
sont ouvertes sur www.boldormirabaud.com.
Attention, dès cette année, l’ensemble du processus d’inscription (paiement, achat de licence, inscription équipiers licenciés, etc.) doit être fait exclusivement via Internet.
Tarif unique pour tous les concurrents: 120 fr.
Flèche

Les bateaux
du Bol d’Or Mirabaud:
Le Surprise

Voilier incontournable de nos lacs, le Surprise fait partie du paysage nautique suisse depuis plus de trente ans. Dessiné par l’architecte naval Michel Joubert en 1976, ce voilier est probablement le fruit d’un coup de génie. En effet, cet habitable de 7 m 45, destiné à la croisière rapide, ne s’est jamais démodé et sa vente n’a pas diminué depuis vingt-cinq ans.

Dès son arrivée sur le marché suisse, le petit quillard a séduit le public. Relativement bon marché – l’engin se vendait Fr. 22 000.– à sa sortie – rapide et plaisant, les régatiers l’ont tout de suite adopté. La première association de propriétaires a vu le jour en Suisse en 1978 et la jauge monotype est créée la même année.

Trente-neuf bateaux se sont présentés sur la ligne de départ du premier Championnat d’Europe, organisé au Yacht Club de Genève en 1979. Le record de participation fut un championnat suisse en 1989

à Nyon où 72 concurrents se disputaient le titre. Aujourd’hui, les championnats nationaux réunissent régulièrement 40 unités, et une centaine de Surprise prennent chaque année le départ du Bol d’Or Mirabaud. La force de ce bateau, c’est qu’il correspond à tous les besoins, il n’a pas de lacune. Il est aussi adapté à la croisière qu’à l’école de voile ou la régate. Aucune autre série, malgré les nombreuses tentatives, n’a jamais réussi à le supplanter. Il faut dire que le chantier Archambault, constructeur des Surprise, est toujours resté à l’écoute du marché et a su faire évoluer son produit pour ne pas que la série s’essouffle. Le bateau a été relooké quatre fois durant son histoire. Aujourd’hui, la flotte compte autour de 1500 unités, dont environ 650 en Suisse. Son déclin ne semble pas être prévu pour demain, même si son prix a plus que doublé, inflation oblige. Sa cote d’occasion reste élevée.


Fastnet race
Fiche technique:

Date:Départ en général le deuxième week-end d’août.

Lieux:Cowes (Ile de Wight).

Club: RORC (Royal Ocean Racing Club) en association avec le Royal Western Yacht Club de Plymouth et le Royal Yacht Squadron de Cowes.

Parcours:Cowes - Phare du Fastnet - Plymouth; soit 608 milles nautiques.

Types de bateaux:ouvert aux: IRC (jusqu’à 30 m 50), IRM, IMOCA60, Class 40, multicoques ORMA (à confirmer pour l’édition 2009).

Nombre de participants:Environ 300 bateaux.

Pour y participer: prochaine édition en août 2009. Un tiers des membres de l’équipage doit avoir suivi un stage de survie reconnu par l’ISAF. Parcours qualificatif et balise de détresse obligatoires.

Avis de course en information sur http://fastnet.rorc.org

Flèche

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
Le Fastnet

Il est dit que l’on ne devient
un vrai alpiniste qu’après avoir gravi l’Aiguille-Verte.
La course du Fastnet porte
un peu la même symbolique pour les gens de mer. Il faut avoir viré le mythique phare du sud de l’Irlande pour faire vraiment partie du monde
des marins.

Événement incontournable
du patrimoine nautique anglo-saxon, la régate a eu
lieu pour la première fois en 1925 et se court tous les deux ans depuis
les années 1930. Long de 608 milles nautiques (un peu plus de 1100km), le parcours se déroule entre Cowes, dans le Solent, le rocher du Fastnet et Plymouth où l’on franchit la ligne d’arrivée, après deux à six jours de course, selon l’embarcation choisie.

La course du Fastnet est devenue tristement célèbre lors de son édition de 1979, année où une tempête exceptionnelle

a balayé les 303 concurrents alors en mer. Vingt-quatre voiliers ont été abandonnés, cinq coulés, et quinze marins ont perdu la vie.

Ce tragique événement ne signifie toutefois pas que participer au Fastnet est un départ au casse-pipe. La régate a en effet lieu en août, période normalement plutôt clémente pour la météo. Et le club organisateur, le très fameux RORC (Royal Ocean Racing Club), a imposé depuis cette année noire des critères d’engagement très sévères pour tous les concurrents.

Avec ses 300 concurrents, le Fastnet est une course populaire, à l’image du Bol d’Or Mirabaud. Grand-messe de la voile, il réunit plus de 1500 équipiers et skippers pendant une semaine. L’ambiance est unique, tant au départ qu’à l’arrivée à Plymouth où les pubs affichent complet. Si vous n’avez pas encore eu la chance de participer à ce rite initiatique, n’attendez plus, cherchez dès maintenant un embarquement pour le prochain Fastnet en 2009.