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Bilan est heureux de vous faire découvrir la newsletter du Bol d'Or Mirabaud présentée par Girard-Perregaux.

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Bon vent!

Cordialement

Stéphane Benoit-Godet
Rédacteur en chef, Bilan
DATE 13 JUIN 2008

Les hommes
Michel Glaus

La montre
du Bol d’Or
Chronographe

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
La Transat Anglaise

Vidéo

Edito

La saison a bel et bien commencé, et la Genève - Rolle - Genève a marqué le début des grandes classiques lémaniques. Echauffement incontournable avant le Bol d’Or Mirabaud, l’aller-retour vers la bourgade vaudoise a été l’occasion d’une première confrontation sur un long parcours. L’édition 2008 de la classique du Yacht Club a rappelé à chacun que les qualités nécessaires pour une grande course ne sont pas forcément les mêmes que celles requises en parcours «bananes». La victoire en multicoque de Zen Too, barré par Stève Ravussin, l’a d’ailleurs confirmé. Seuls les équipages armés d’une bonne dose de patience et de finesse ont réussi à tirer leur épingle du jeu de cette 44e édition.

Beaucoup ont craqué et 113 concurrents, peu enclins au petit temps, ont renoncé avant la fin. A noter que le Decision 35 Zebra 7, aux couleurs de Girard-Perregaux, était barré par Franck Cammas, et se plaçait quatrième. «Le professeur» Michel Desjoyeaux, le skipper le plus titré en solitaire, était également présent sur le bateau de Philippe Cardis qui se classe troisième. Du côté des monocoques, le Starpeople de Gasparini s’est imposé devant les Psaros 40, démontrant encore l’aspect non prédictible d’une telle régate. La fin de ce prologue marque ainsi le début de la dernière ligne droite avant le Bol d’Or Mirabaud, qui a enregistré sa 500e inscription dimanche. Si Eole ne se fait pas trop prier, la fête promet d’être belle.
 

Bol d'Or Mirabaud
Flèches
Vidéo:

Le Bol d’Or est un trophée perpétuellement remis en jeu, sauf si un concurrent remporte l’épreuve à trois reprises dans un laps de temps de cinq ans. A ce jour; le 8mJI Marie-José II de Horace Julliard; l’Altaïr XI de Philippe Stern et l’Alinghi d’Ernesto Bertarelli ont remporté définitivement le trophée. Pour cette 70e édition, l’Okalys de Nicolas Grange se profile comme potentiel acquéreur. Ayant déjà gagné la course en 2005 et en 2007, il pourrait devenir le 4e bateau à emporter le trophée chez lui.

Flèche

Les hommes
du Bol d’Or Mirabaud:
Michel Glaus

Président du comité d’organisation depuis 2007, Michel Glaus est également un habitué de cette régate comme participant. Venu à la voile à l’âge de 15 ans, Michel a, comme beaucoup, fait ses premières armes en 470. «A l’époque, la série était très populaire, il y avait des régates presque tous les week-ends» raconte le responsable de la plus grande régate sur plan d’eau fermé d’Europe.

Il se prend rapidement au jeu et participe à des courses prestigieuses comme un championnat d’Europe en 1971 en Grande-Bretagne, ainsi qu’un championnat du monde l’année d’après au Canada.

Il vient par la suite au lesté, son père faisant l’acquisition d’un half-tonner, le Diane III. Bateau assez avant-gardiste pour son temps, comparativement au reste de la flotte du lac, il est rapidement considéré comme le voilier le plus rapide du Léman. Michel Glaus et son équipe se battront sur le championnat lémanique, appelé alors ABC, entre 1974 et 1980, année durant laquelle il remporte toutes les régates de la saison. Suivront le Tour de France à la voile, une deuxième place au Bol d’Or et un titre de champion suisse de match-racing.

A la recherche de nouveaux challenges après ces succès, il acquiert en 1982 un J24, le monotype lesté le plus répandu dans le monde. L’équipage continue à démontrer ses compétences dans cette série alors réputée pour son niveau

très élevé. Toujours dans le peloton de tête, il remporte deux titres européens en 1982 et 1983 et se place trois fois dans les dix premiers en championnat du monde. Si on lui demande de parler du meilleur souvenir de cette époque, il mentionne sans hésiter: «Ce sont les mondiaux de Dublin en 1990, où nous avons terminé 7e devant des skippers tels qu’Ed Baird et Fransisco De Angelis, aujourd’hui skippers de l’America’s Cup.»

L’année d’après, l’équipage décide de revenir vers un bateau plus ancré sur le Léman. Il acquiert donc un Surprise, le fameux Teo Jakob, qui dominera la série pendant plus d’une décennie. Accompagné par ses fidèles amis Bernard Dunand, Christophe Ganz, Jean-Claude Burdet et le dernier arrivé Nicolas Wyler, le Surprise rouge et blanc, et sa fidèle dream team, remportera à trois reprises le titre national, trois championnats de
Méditerranée, le Trophée Mirabaud 2007 ainsi
qu’un nombre incalculable de critériums.



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Vincent Curutchet/ DPPI/The Artemis Transat
Edipresse/myimage.ch
Flèche

La montre du Bol d’Or: Le Chronographe Laureato Bol d’Or Mirabaud

Pour cette quatrième édition de la Newsletter, nous vous proposons exceptionnellement de découvrir une montre plutôt qu’un voilier. Pas n’importe laquelle, toutefois, puisque le Chronographe Laureato de Girard-Perregaux a été réalisé exclusivement dans le cadre de ce 70e Bol d’Or, en série limitée à 30 exemplaires. En y regardant de près, les sujets ne sont en fait pas très éloignés car l’horlogerie possède de nombreux parallèles avec la voile, et la création d’un garde-temps ressemble un peu à celle d’un voilier. Les deux domaines sont fondés sur de fortes valeurs traditionnelles, et le développement de chronographes a d’ailleurs longtemps été lié aux besoins de la navigation. Autre aspect qui rapproche ces deux mondes, c’est que leur concept pourrait à priori paraître dépassé – la voile comme les montres mécaniques ne sont plus indispensables au commerce, on mesure le temps

avec des horloges atomiques, et le transport ne se fait plus grâce au vent – mais les deux domaines sont en pleine santé économique. Enfin, l’horlogerie comme la voile fonctionnent sur des principes qui, même s’ils ont énormément progressé, restent finalement les mêmes depuis des siècles. Mâts, voiles, coques, balancier, rouages, échappements sont autant d’éléments de base qui continuent à faire évoluer montres et voiliers. Cette édition de la Laureato porte probablement le mieux la symbolique de ces évolutions, puisque ses concepteurs ont réalisé de nombreux développements pour en faire, «la» montre du Bol d’Or Mirabaud, mais aussi un outil adapté à la voile de compétition. Son boîtier en titane, ainsi que plusieurs pièces revêtues de caoutchouc, sont quelques-unes des ses particularités. Parfait exemple du mariage de la haute technologie et de la tradition, le Chronographe Laureato représente mieux qu’aucun autre objet les valeurs de ce 70e Bol d’Or Mirabaud présenté par Girard-Perregaux.


Transat Anglaise
Fiche technique:

Date: L’édition 2008 est partie le 11 mai de Plymouth. La prochaine Transat anglaise est prévue pour mai 2012. Une course spécifiquement dédiée aux amateurs, renommée OSTAR, partira le 25 mai 2009.

Lieu: Plymouth, dans le sud-ouest de l’Angleterre.

Club: Royal Western Yacht Club.

Parcours: Plymouth – Boston, avec une porte à 40° nord sous les bancs de Terre-Neuve pour éviter les icebergs de plus en plus fréquents dans cette zone. Longueur exacte du parcours: 2955 milles nautiques.

Types de bateaux:Monocoques IMOCA et classe 40 pour l’édition 2008. Les multicoques ORMA ont toujours fait partie des précédentes éditions.

Nombre de participants: 34 pour l’édition 2008. Ils étaient 69 en 1996 et en 2000 (quand les multi étaient de la partie).

Pour y participer: L’OSTAR, version amateur, partira le 25 mai 2009. Elle est ouverte aux yachts de 30 à 50 pieds. Programme, renseignements et inscriptions sur http://www.rwyc.org/

Flèche

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
La Transat Anglaise

La sympathique animosité qui règne entre les Anglais et les Français depuis des siècles se traduit également dans le monde de la voile, chacun des pays revendiquant détenir la plus prestigieuse course transatlantique. La Transat Anglaise pour les uns, et la Route du Rhum pour les autres. Si nous choisissons d’évoquer celle qui s’est appelée l’OSTAR (Observer Single-handed Trans-Atlantic Race) pendant
vingt ans, c’est surtout parce qu’elle est la plus ancienne des Transat.

Née d’un pari de quelques cents entre Sir Francis Chichester et le lieutenant-colonel Blondie Hasler, la première édition de l’OSTAR réunissait cinq concurrents au départ de Plymouth au printemps 1960. Chichester l’emportait à New York après quarante jours de mer, huit jours devant Hasler, et trente-quatre devant le seul Français, Jean Lacombe, qui terminait dernier.

Redirigée vers Newport dès sa seconde édition, puis Boston cette année, la course était remportée en 1964 par un officier français, un certain Eric Tabarly. Cette victoire fut probablement l’épreuve qui a le plus contribué à la célébrité du marin breton. Il gagnait d’ailleurs une seconde fois la régate en 1976, confirmant ainsi sa réputation.

Ce qui fait le prestige de la Transat Anglaise, en plus des grands noms qui y ont participé, c’est son parcours extrêmement difficile. Elle inflige en effet aux marins l’épreuve de l’Atlantique nord, considéré par certains comme plus rude que les 40es rugissants. En 1996 et en 2000, à peine plus de 50% des concurrents franchissaient la ligne d’arrivée, tant les conditions furent éprouvantes. Loick Peyron, bien connu sur le Léman comme barreur du Décision 35 Okalys, vient d’ailleurs de remporter la dernière édition de la course sur le Gitana Eighty le 24 mai dernier. Il devenait par la même occasion le premier marin à cumuler trois victoires sur cette mythique transat.