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Bilan est heureux de vous faire découvrir la newsletter du Bol d'Or Mirabaud présentée par Girard-Perregaux.

Vous pouvez également consulter les anciennes éditions (avec les vidéos) sur le site http://boldormirabaud.bilan.ch

Bon vent!

Cordialement

Stéphane Benoit-Godet
Rédacteur en chef, Bilan
DATE 17.12.2008

Les hommes
Philippe Jeanneret

Les bateaux Le Mirabaud LX

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
Round Texel Race

Vidéo

Edito

C’est bien connu, le Grand Sud ne laisse pas toujours passer ceux qui s’y aventurent. Dominique Wavre et Bernard Stamm viennent d’en faire la pénible expérience. En brisant sa tête de quille, Temenos II a vu ses espoirs de terminer la course s’envoler en une fraction de seconde. Wavre a cependant pu sauver son bateau et rejoindre les Kerguelen sain et sauf.

Stamm a, par contre, vécu un véritable cauchemar en échouant son voilier alors qu’il tentait de s’amarrer à une bouée pour réparer un palier de safran, également aux Kerguelen. Remis à flot avec l’aide du personnel de la base des terres australes et antarctiques françaises, le skipper Vaudois n’a pu que constater les dégâts de son

Cheminées Poujoulat meurtri, incapable de reprendre la mer. La course et finie, mais l’aventure continue et les deux skippers pensent maintenant au rapatriement de leurs bateaux, avant d’envisager une quelconque suite à ce Vendée Globe 2008. En attendant de connaître les projets des coureurs au large suisses, la dernière newsletter du Bol d’Or Mirabaud 2008 vous invite devant le petit écran, au côté de notre Monsieur Météo, Philippe Jeanneret, à bord du fameux foiler Mirabaud LX, pour un vol en voilier; et finalement en mer du Nord pour le plus grand rassemblement de catamarans de sport du monde. Nous vous souhaitons une année 2009 riche en régates et navigations.
 

Bol d'Or Mirabaud
Flèches
Vidéo:

Le Mirabaud LX ne pèse que 150 kilos à vide, ses foils constituent 17 % de son poids, leur surface est de 0,7 m2. La structure tubulaire du bateau est réalisée avec 80 mètres de tubes en carbone de 44 millimètres de diamètre et pèse à peine plus de 30 kilos. Le bateau navigue en mode archimédien sur une coque de Ventilo M2 réduite de deux tiers dans sa hauteur. Le poids total du bateau en navigation avec l’équipage est de 390 kilos. Le Mirabaud LX porte 32 m2 de voile au près et 62 au portant.

Flèche

Les hommes
du Bol d’Or Mirabaud:
Philippe Jeanneret

S’il est renommé sur le petit écran en tant que présentateur de la météo de la TSR, Philippe Jeanneret est peut-être un peu moins connu comme amateur de voile. Celui qui annonce depuis bientôt vingt ans quasi quotidiennement le temps qu’il va faire aux auditeurs
est en effet un navigateur chevronné, qui a régaté sur à peu près tout ce qui flotte, sur le Léman et ailleurs.

Revendiquant un parcours vélique très éclectique,
entre les bateaux les plus rustiques jusqu’aux plus pointus, entre les équipages de copains ou avec les meilleurs professionnels du monde, Philippe Jeanneret déclare simplement aimer naviguer sur tous les supports et à
tous les niveaux. Du Vaurien au kitesurf en passant par la planche à voile, le Soling, le 5,5mJI ou encore le
Farr 40, il possède une expérience locale et internationale d’une rare richesse.

Philippe Jeanneret rejoint la TSR à la fin des années 1980, faisant valoir sa passion pour la voile ainsi que sa pratique du théâtre amateur. «La formation météo durait trois jours à cette époque. Ensuite, nous étions directement envoyés au
feu, sur le plateau» se souvient-il. Non satisfait de cette approche un peu sommaire, il investit son temps libre à améliorer ses connaissances. Il côtoie ainsi des météorologues avertis comme Lionel Fontannaz,
Pierre Eckert ou encore

Bernard Dunand. Sa démarche est vite reconnue
et ses collègues profiteront par la suite d’une meilleure formation auprès de MétéoSuisse «ce qui a eu un impact vraiment positif à l’antenne!» précise-t-il.

Aujourd’hui, Philippe Jeanneret est régulièrement
sollicité pour intervenir comme consultant météo d’équipages et d’organisateurs d’événements. «En tant que régatier, je sais ce que vont vivre les gens sur l’eau et c’est un plus. Ma connaissance de la voile m’aide à construire un pont entre la réalité et la prévision».

Lors des deux précédentes éditions du Bol d’Or Mirabaud, Philippe Jeanneret s’est occupé de l’information météo pour Alinghi, jusqu’aux dernières minutes avant le signal d’attention, comme le prévoit le règlement. S’il apprécie ce rôle, il regrette un peu de ne pas pouvoir participer. Il compte toutefois revenir sur la ligne de départ prochainement, en fonction des opportunités qui se présenteront.



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Photos:
© Jürg Kaufmann
© Pierrick Contin
Textes:
© Vincent Gillioz
Flèche

Les bateaux
du Bol d’Or Mirabaud:
Le Mirabaud LX

Réputé comme étant une pépinière d’innovation, le monde de la voile lémanique a toujours été particulièrement actif et envié pour son audace et ses créations. Entre les premiers multicoques spécialement conçus pour le lac et les fameuses luges à échelles, les navigateurs de la région n’ont jamais cessé de créer les engins les plus fous, dans le seul but de tenter de remporter le Bol d’Or.

Dans ce contexte très fertile, Thomas Jundt et ses deux acolytes Eric Gobet et Antoine Ravonel ont récemment repensé fondamentalement la conception d’un voilier. Adepte de longue date du 18 pieds australien, le trio genevois a cherché à faire évoluer son bateau pour le rendre plus performant dans les capricieux airs lémaniques.

C’est en observant les Moth à foils (dériveur en solitaire de quelques dizaines de kilos) s’élever au-dessus de la surface

de l’eau que Thomas Jundt a l’idée d’équiper son 18 pieds d’appendices du même genre. Quelques calculs et échanges de mails plus tard, il reçoit ses précieuses pièces de carbones directement d’Australie et les installe sur son bateau. L’équipage réalise alors le rêve improbable d’Icare en s’envolant sur 500 mètres lors d’une première sortie. Le pari était gagné, les foils avaient un avenir sur un voilier de 10 m, le développement pouvait continuer.Poursuivant sur cette lancée, Thomas Jundt conclut que la coque est superflue, et planche sur un engin qui se contenterait de plans porteurs pour évoluer. Aidé des meilleurs spécialistes, il conçoit cette étonnante structure en carbone qui allait devenir le Mirabaud LX. Le résultat du projet donne un bateau qui a été remarqué par les médias du monde entier dès sa mise à l’eau. Avec une 53e place au Bol d’Or et un record du kilomètre, le palmarès est très prometteur pour une première saison, les autres monocoques n’ont plus qu’à se méfier en 2009.


Round Texel Race

Fiche technique:

Date:La 32e édition aura lieu le 13 juin 2009.

Lieux:Texel, nord des Pays-Bas, mer des Wadden, archipel Frison.

Club:Ronde om Texel Foundation en association avec le Watersportverbond (KNWV) et le Kustzeilvereniging Westerslag (KZVW).

Parcours:Tour de l’île de Texel dans le sens des aiguilles d’une montre depuis De Koog situé au milieu de la plage coté ouest de l’île (le tour complet fait environ 60 milles). Le meilleur temps a été réalisé sur un Hobie Tiger en 2 h 16.

Types de bateaux: Ouvert à tous les catamarans de sport d’une longueur maximum de 27 pieds et d’un tirant d’eau maximum de 30 cm sans les dérives et safrans.

Nombre de participants: Environ 400, certaines années ont vu près de 600 voiliers coloniser l’île pour la régate.

Pour y participer: Inscription entre 100 et 110 euros, pour solitaire ou double. Avis de course et renseignements sur www.roundtexel.com

Flèche

Les courses
qui font rêver
les navigateurs:
Round Texel Race

Créée en 1978, la Round Texel Race est aujourd’hui
la plus grande régate de catamaran de sport du monde. Ce sont en effet jusqu’à 600 embarcations qui participent
à cet événement de renommée mondiale chaque année. Initiés par quelques membres du club local, le Westerslag, les participants de la première édition ne se doutaient
pas que leur projet ferait rapidement le tour du monde et que des centaines d’équipages se bousculeraient pour goûter à la griserie des embruns nordiques.

Le vainqueur de 1978 terminait son tour en 6 h 30 à bord d’un Hobie 14. Il faut actuellement un peu moins de 3 h dans de bonnes conditions pour boucler la boucle. Les rois de la flotte sont aujourd’hui les Hobie Tiger, Tornado, Classe A et autres Formules 18.

Située aux Pays-Bas, Texel, île de sable d’environ 25 km de

long et 10 km de large, peuplés de 13 000 âmes, accueille début juin depuis plus de trente ans cette concentration de multicoques. Exposés aux vents dominants d’ouest de la mer du Nord, rarement faibles, les férus de vitesses et de «baston» sont quasiment sûrs de trouver leur bonheur sur ce site exceptionnel. Incontournable dans le monde du catamaran de sport, la Round Texel Race est un Graal auquel tous les amateurs veulent avoir participé au moins une fois dans leur vie de régatier.

Les jours qui précèdent la régate, les catas envahissent la plage de De Koog et le site se transforme en paddock à bateaux. Le ferry qui part de Den Helder chaque heure ne désemplit pas de véhicules attelés de remorques. L’ambiance est bonne enfant, mais exceptionnelle. Plusieurs concerts, un écran géant, ainsi que de nombreuses animations se déroulent pendant un long week-end. La plupart des équipages se déplacent en comité renforcé contribuant à générer l’atmosphère unique de la Round Texel Race.